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2012

Les variations de température nous signalent que la route du printemps est parsemée, elle aussi, de nids de poule mais nous confirment bel et bien son arrivée. Donc, c’est le temps de préparer vos tabliers, vous outils et vos p’tits pots!

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Jardiniers, à vos semis!

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Voici, à votre intention, jardiniers impatients, un calendrier de semis et de récolte qui devrait vous aider à planifier vos plantations.

Calendrier de semis et de récolte

 

 

Ce calendrier vous indique quand planter quoi, selon les rapports que les différents végétaux entretiennent avec la température. Hé oui, comme les humains, certaines plantes ont plus besoin de chaleur que d’autres!

Deux facteurs déterminent le calendrier de semis: le climat ambiant, c’est-à-dire la zone de rusticité où vous vous trouvez et la capacité de la plante à résister au froid ou son besoin de chaleur. L’outil proposé par Les Jardins de l’Écoumène fournit les repères pour les zones 2-3, 4 et 5. Pour trouver votre zone de rusticité, consultez le lien suivant : Zones de rusticité des plantes au Canada

 

Ceci n’étant toutefois qu’un guide, il se peut que les conditions de votre potager diffèrent. D’autre part, pour chacune des espèces citées, il y a des variétés qui sont plus ou moins hâtives. Donc, il faut tenir compte des informations fournies sur les sachets et aussi, ne pas avoir peur de faire ses propres expériences pour un résultat optimal.

Le tableau indique les plantes dont les semis sont commencés à l’intérieur et celles qui peuvent être plantées directement au potager. Le temps de croissance, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur est différent pour chaque plante et est indiqué par des symboles dont vous retrouvez l’explication dans la légende.

Nous vous encourageons à entreprendre un dialogue avec cette partie de la nature que représente votre potager. Mettez-y les mains, interrogez-le, observez-le, essayez de le comprendre et de bien interpréter les signes qu’il vous donne. Vous verrez, il a beaucoup à vous apprendre!

Bon jardinage!

Ah! Les bonnes patates!

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Les planter, les récolter, les cuisiner et les manger: rien que du plaisir!

Dépliant Pomme de terre

 Qui a dit que les pommes de terre étaient ennuyantes?

Des longues, des rondes, des rouges, des bleus, à chair jaune, farineuses ou non, les pommes de terre mettent de la joie dans vos assiettes. Misant sur la biodiversité, les Jardins de l’Écoumène présenteront toute une collection de variétés rares et anciennes de pommes de terre. Vous y trouverez des textures, des couleurs et des formes différentes selon les variétés. À chaque variété son usage : bouillie, frite, cuite au four, en salade ou encore en purée, mille façons de charmer votre palais.

 

Elle a fait ses preuves au fil des siècles...

La Pomme de terre est originaire de la cordillère des Andes dans le sud-ouest de l'Amérique du Sud où son utilisation remonte à environ 8 000 ans. Introduite en Europe vers la fin du XVIe siècle à la suite de la découverte de l’Amérique par les conquistadors espagnols, elle s'est rapidement répandue dans le monde et est aujourd’hui cultivée dans plus de 150 pays sous pratiquement toutes les latitudes habitées.

Ses qualités nutritives et sa facilité de culture font qu’elle est devenue l'un des aliments de base de l’humanité au point où elle est actuellement la principale denrée alimentaire non céréalière du monde.

 

Qui a dit qu’il faut éliminer la pomme de terre d’une diète santé?

La pomme de terre crue contient 79,4% d'eau. Elle est une excellente source de potassium et une bonne source de vitamine C. Elle contient de la vitamine B6, du cuivre, de la niacine, du magnésium, de l'acide folique, du fer et de l'acide pantothénique.

La pomme de terre aurait plusieurs propriétés médicinales; le jus cru de la pomme de terre aurait des propriétés antispasmodiques, diurétiques, antiscorbutiques et cicatrisantes. Elle serait utile contre les ulcères. Crue et tranchée ou râpée ou transformée en fécule, on s'en sert pour soigner les inflammations, les insolations, les brûlures et les gerçures.

 

Pourquoi cultiver ses propres pommes de terre ?

En les cultivant vous-mêmes, vous choisissez les variétés qui conviennent à vos usages préférés, de un. De plus, vous êtes assurés de manger plus sainement évitant les produits chimiques utilisés dans l’industrie. Elles sont parfaites pour la culture en pots ou en sacs, ce qui vous permet d’en faire pousser quel que soit l’espace dont vous disposez. www.urbainculteurs.org

Par ailleurs, même si on en récolte une grande quantité on peut les conserver de dix à douze mois. Les conditions de stockage à respecter sont obscurité, ventilation et hygrométrie contrôlées, température maintenue entre 4 à 6 °C.

 

Et que dire du plaisir de les cuisiner…

S’il est un aliment qui se prête à une multitude d’usages, c’est bien la pomme de terre ! Dans les potages, en robe des champs, boulangères, en gratin, dans les fricassées, duchesses, en salade, rôties, frites, en galettes, en croquettes, et plus !

 

Dégustez vos variétés anciennes tout en faisant un petit voyage dans le temps…

On dit que dès 1604, Lancelot de Casteau, maitre-cuisinier du Prince-évêque de Liège, donna quatre recettes  pour accommoder les pommes de terre (toujours cuites non pelées) :  bouillies et nappées de beurre fondu ; étuvées dans un vin d'Espagne ; étuvées avec marjolaine et persil et nappées d'une sauce aux jaunes d'œufs et au vin ; grillées, présentées avec menthe hachée et Raisins de Corinthe, arrosées de vinaigre. À essayer ou à adapter, c’est selon votre fantaisie!

Chose certaine, essayer les semences des Jardins de l’Écoumène, c’est les adopter !

 

 

En jetant un regard par-dessus l’épaule….

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L’année 2011 s’est déroulée à l’enseigne de la continuité et de la consolidation pour les Jardins de l’Écoumène.

CONTINUITÉ 

Nous avons poursuivi  nos objectifs en élargissant la diversité de nos plantations avec succès. Le centre d’écojardinage a fait bien des heureux et de nouveaux adeptes de la culture biologique. Comme pour les bons vins, certaines années portent des grands crus, nous pouvons dire que 2011 a été l’année de bonheur des pois et des haricots qui nous ont charmés autant par leur qualité que par leur abondance.

 

AMÉLIORATIONS TECHNIQUES 

 2011 a aussi été l’année de réalisation de diverses améliorations techniques  dont l’installation d’un système d’irrigation pour nos cultures en champ. Ceci est devenu un  incontournable, compte tenu des revirements climatiques qui présentent plusieurs risques quant à la sécurité du processus de croissance et de maturation des plantes. L’inquiétante sécheresse prolongée que nous avons connue il y a quelques années est restée gravée en mémoire. Alors pas question de laisser nos cultures dans un état de vulnérabilité face aux aléas des changements climatiques. Ces améliorations assureront une irrigation adéquate en tout temps. Ainsi  notre travail et celui de la nature seront sécurisés afin de  vous offrir des produits de haute qualité sans rupture d’approvisionnement.

 

 

DES DÉCOUVERTES 

La découverte chouchou des Jardins de l’Écoumène en 2011 : la citrouille algonquine qui ne cesse d’étonner  par les manifestations de son caractère ancien, de sa résistance aux maladies et aux insectes mais surtout, de par sa saveur exquise.

 

ET DES VACANCES!

Pour la première fois depuis cinq ans, signe que les affaires vont bien, nous avons eu la joie de passer des vacances en famille et de profiter d’une escapade jusqu’aux Iles-de-la-Madeleine, endroit par excellence pour pratiquer la bonne humeur!

Et puis, en regardant à l’horizon….

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Aux Jardins de l'Écoumène, l'année 2012 se déroulera à l'enseigne du développement et de la recherche.

 

DES FORCES VIVES 

En 2012 de nouvelles personnes viendront se joindre au personnel attentionné qui forme l’équipe des Jardins de l’Écoumène. Deux stagiaires sont attendus, Clémence qui traversera l’océan en quittant son pays, la France, pour venir cultiver les grands espaces et Éric qui fera une petite remontée vers le nord puisqu’il nous viendra de Victoriaville. Ils viendront apprendre le métier de semencier mais aussi partager avec nous leurs connaissances transmises par les générations d’horticulteurs de chez eux. Cet apport en ressources nous donnera l’occasion de travailler à un projet particulier qui nous tient à cœur : procéder aux tests et essais en vue de sélectionner les nombreuses variétés de tomates.

 

DU DÉVELOPPEMENT 

Fidèles à nos traditions, nous composons sur le thème de la biodiversité. En 2012, nous vous offrirons une gamme toujours plus large de variétés disponibles pour l’ensemble des espèces.

DE LA RECHERCHE 

Les amérindiens qui ont travaillé la terre bien avant nous avaient une approche de collaboration avec les phénomènes et les forces de la nature plutôt qu’une volonté de les dompter ou de les contrecarrer comme on observe aujourd’hui. Ils se considéraient comme partie intégrante de cette nature, de ce système de vie avec lequel ils étaient en constant dialogue.  C’est sur leurs traces qu’aux Jardins de l’Écoumène, nous voulons  remettre à jour des façons de cultiver qui tendent vers l’interaction entre tous les éléments. Notre ambition pour 2012 est de parvenir à retrouver la façon de cultiver ce que les amérindiens  appelaient les trois sœurs : le maïs, les haricots et les courges. En compagnonnage,  le maïs sert de support au plant de haricot, qui enrichit le sol en azote alors que la courge avec son large feuillage, s’occupe de maintenir le degré d’humidité du sol et d’éloigner les mauvaises herbes et les insectes prédateurs.  

Pour y parvenir, nous avons entrepris des recherches quant à la synchronicité des plantes et au choix des cultivars les mieux adaptés. Nous pensons avoir trouvé la variété de courge idéale. Reste à sélectionner la variété de maïs qui offrira la meilleure symbiose pour les trois.

 

UN RAYONNEMENT AU PLAN POLITIQUE

Cette préoccupation pour faire en sorte que l’agriculture se repositionne en tenant compte du lien fondamental qui unit l’ensemble du vivant sur notre petite planète, nous amène à vouloir influencer  les choix que le gouvernement s’apprête  à faire quant à l’élaboration d’une nouvelle politique bioalimentaire pour le Québec. Les attentes des Jardins de l’Écoumène sont claires : mettre l’emphase sur les pratiques culturales respectueuses de l’environnement, la culture biologique, le lien des producteurs avec leur communauté, les dynamiques locales et l’autonomie alimentaire. Nous profiterons donc de toutes les tribunes pour faire progresser les politiques du gouvernement en ce sens. Tout comme les trois sœurs qui conjuguent leurs efforts en fonction de leur apport respectif, nous croyons que tous les citoyens et citoyennes ont leur rôle à jouer pour aider à redresser la situation plutôt dramatique dans laquelle se trouve aujourd’hui notre agriculture. Notre capacité collective de bien s’alimenter est en péril. Heureusement, il y a de plus en plus d’initiatives intéressantes qui pointent vers l’avenir mais il faut des politiques concrètes pour soutenir ces initiatives et faire en sorte qu’elles se multiplient pour réussir à changer la direction autodestructrice dans laquelle l’agriculture est engagée actuellement.

Les Jardins de l’Écoumène abordent donc 2012 avec dynamisme et confiance. Nous souhaitons qu’il en soit de même pour vous, chers lecteurs. Nous apprécions grandement votre fidélité et nous vous encourageons à vous tourner vers la terre pour y trouver non seulement les aliments mais aussi un réconfort. Le père de l’écologie québécoise, Pierre Dansereau,  nous a laissé un grand héritage dont ces quelques mots  que nous vous offrons en guise de cadeau  pour l’année nouvelle :

« Se mettre les mains dans la terre, apprendre le nom de ses plantes préférées et observer leur croissance permet d’établir une relation directe, un dialogue avec le système de vie dont nous faisons tous partie » 

L’équipe des Jardins de l’Écoumène